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Introduction

La protection de la nature est très importante mais elle s'inscrit dans un mouvement plus vaste, l'écologie, encore plus importante.

Et une réflexion écologique est indissociable d'une réflexion sur notre société, son devenir.

Je vous propose de noter ici les livres coups de coeur qui ont servi de base à votre propre réflexion. ce n'est PAS "ma page", elle relaye les réflexions et informations glanées tous azimuts, livres, courrier envoyé, articles de journaux et aussi....

... les vidéo interressantes trouvées sur YouTube

YouTube, c'est comme la langue : la meilleure et la pire des choses. Le meilleur de la musique, le pire de l'humour con, mais c'est aussi de l'info, sérieuse et bien documentée


La longue vie du plastique


Naissance

La bakélite apparaît en 1907, suivie du PVC en 1926, des PS, téflon, nylon en 1938 et du PET en 1941. Ce sont de longues molécules formées de carbone et d'hydrogène, fabriquée à partir d'hydrocarbures.


Jeunesse

La production a « décollé » après les seconde guerre mondiale pour pallier à une pénurie de matières premières naturelles et a « explosé » dans les années 1980. Actuellement 8 % du pétrole extrait est consacré à la production de plastiques.


Ses qualités

Multi usage et bon marché, solide et résistant, léger, ses qualités se transforment en DEFAUTS au yeux de la nature : il est produit en masse, indestructible et se disperse sur de longues distances.



Ce ne sont pas des îles de plastique au sens propre mais des régions à forte condensation de déchets

En mer

10 % de la production mondiale de plastique aboutit en mer pour constituer 60 à 80 % de l'ensemble des déchets marins. (à côté du verre, du bois, des céramiques, du métal, du caoutchouc, du papier ...)

Bouteilles sacs plastics, briquets, polystyrène expansé, filets de pêche, ballons de baudruche ou simplement pellets... se fragmentent doucement sans jamais se dégrader jusqu'à former une multitude de micro particules.

D'une densité proche de celle de l'eau, ces morceaux, petits et grands, dérivent au gré des courants marins pour revenir parfois sur nos plages ou s'accumuler dans les zones au centre d'un immense tourbillon formé par ces courants.





Un long voyage, le plastique, éternel, a tout son temps!

Rions un peu

En janvier 1992, un navire perd des containers contenant des milliers de petits canards en plastique au lieu de l'océan Pacifique. Un marin au long cours Ces jouets pour le bain des enfants ont trouvé une baignoire à la mesure de leurs ambitions exploratrices.

Il leur a fallu deux ans pour atteindre l'Amérique du Sud, l'Asie et l'Australie et quinze ans pour accoster sur nos côtes et sur la côte Est de l'Amérique du nord, en passant par le pôle Nord...



Sans commentaire (photo trouvée sur le web)

Les problèmes

Avant de se fragmenter : Les déchets plastiques se déposent sur nos plages. Pour le touriste, les plages doivent rester propres. Elles sont dont nettoyées journellement au bulldozer. Ce qui entraîne un coût économique non négligeable mais aussi perturbe l'évolution naturelle de nos plages. Le nettoyage n'est pas sélectif et le bord de mer, avec ses laisses de mer qui devraient nourrir une foule d'animaux dont les oiseaux et de plantes, se transforme en désert. Le sable ne s'accumule plus entre les plantes, les premières dunes ne se forment pas et tout l'équilibre de la dynamique dunaire est perturbé.

Remarquons que ce ne sont pas les plages des pays générateurs de déchets qui souffrent mais toutes les plages ! La Norvège a émis l'idée de demander un dédommagement aux pays en amont de leurs courants marins, responsables de la pollution de leurs plages.

Certains déchets comme les sacs plastic ressemble lorsqu'ils flottent entre deux eaux, à des méduses et sont ingurgités par les animaux qui les confondent avec leur proie favorite. Cela ne les nourrit pas et perturbe jusqu'à bloquer tout le processus alimentaire.

Les filets et les plastiques cerclant les boites de boissons sont des pièges mortels pour les animaux qui par curiosité ou accident passent la tête dans les mailles du filet ou le trou des plastiques. S'il ne sont pas étranglés de suite, il gardent l'objet comme collier et se font étrangler en grandissant ... c'est une mort atroce. Les filets abandonnés capturent encore poissons et autres animaux qui s'empêtrent dedans et y meurent. L'odeur de l'animal mort attire les prédateurs qui à leur tour deviennent prisonniers du piège, y meurent et attirent de nouvelles victimes...


L'oiseau est mort, le plastic ingurgité restera sur l'île, éternellement

Les poissons qui ont mangé du plastique (qui n'est pas évacué par les intestins) peuvent souffrir de blessures internes ou sont mangés par des oiseaux, qui nourrissent leur petits avec ces déchets. La mortalité des oisillons peut être très importante sur certaines îles, lieux de reproduction. A la longue, ces îles inhabitées sont devenues de véritables dépotoirs.


En vert, les déchets de micro plastique, qui s'accumulent dans la chair de l'animal .

Sous forme de micro particules : Le plastique flotte entre deux eaux comme le plancton et est ingéré par tous les animaux qui se nourrissent de ce plancton. (Moules, poissons...). NOUS mangeons moules, poissons ... qui ont accumulé dans leur estomac (poissons) ou dans leur chair même (moule) ces micros déchets de plastique. Les norvégiens nettoient leurs plages à la main! à voir sur le site dont est tirée la photo ci-dessus :" https://mrmondialisation.org/voici-pourquoi-il-faut-en-finir-avec-les-plastiques-synthetiques/" (l'hyper lien ne fonctionne pas)


Actuellement, toutes les espèces de tortues marines sont victimes du plastique ainsi que 38 % des espèces d'oiseaux de mer et 45 % des mammifères marins.

Le plastique dérivant assure aussi le transport de certaines espèces animales et végétales (dont les larves se fixent sur le plastique) et est responsable de l'apparition d'espèces invasives. L'individu est transporté mai pas son prédateur, il prolifère ainsi librement dans sont nouvel habitat.

Une espèce d'oiseau de mer (Fulmarus glacialis) sert d'indicateur de pollution marine. Il se nourrit exclusivement de poisson. A l'analyse, début es années 1980, 90 % des oiseaux morts contenait une moyenne de 12 morceaux de plastique. Entre 2003 et 2007 95 % avaient mangé une moyenne de 34 morceaux....

Le plastique concentre certains polluants qui se fixent sur sa surface. Ce polluant peut atteindre sur ce support unes concentration un million de fois supérieure que dans son environnement. Les espèces qui mangent ce plastique et l'homme qui pêche ses espèces ingurgitent donc des quantités non négligeables de divers polluants.

Le plastique lui même n'est pas inerte dans l'organisme, il contient des additifs toxiques tels que les phtalates et bisphénols (perturbateurs endocriniens), PBDE (neurotoxique), chlorure de polyvinyle (cancérigène)



Et sur les fonds marins ???

70 % des déchets qui envahissent l'océan aboutissent in fine sur les fonds marins. Ce qui perturbe les échanges gazeux entre l'eau et les organismes qui vivent sur ces fonds. Ils se retrouvent partiellement (hypoxie) ou totalement (anoxie) privés d'oxygène.


Le coût économique.

On a déjà parlé du nettoyage de plage, ajoutons y celui des ports et infrastructures.

La destruction des filets de pêches, la pollution. Le rejet à l'eau de pêches de plusieurs heures pour cause d'envahissement de polluant rendant le poisson impropre à la consommation...

Des milliers d'heures de travail, un budget énorme (2,16 millions d'euros pour la Flandre, non compris les pertes de pêches rejetées en mer)



Les dinosaures, les mammifères, et puis???

Et l'avenir ?

Le plastique est, dans l'état actuel des choses, éternel. Il se dégrade en micro particules sous l'effet des UV solaires ou de l'érosion. (nos « polaires » perdent du poids à chaque lavage). Certains shampoings, dentifrices et autre cosmétiques contiennent des micros plastiques évacués dans les égouts et ceux-ci ne sont pas retenus par les méthodes de filtration classiques ou le lagunage des eaux usées .

Sa combustion est possible théoriquement mais en pratique le procédé génère des sous produits hautement toxiques qui ne peuvent être rejetés dans l'atmosphère. On peut imaginer que certaines bactéries mutent spontanément pour par manipulation génétique et deviennent capable de se nourrir de plastique, de séparer ses constituants fondamentaux (carbone et hydrogène). Quelles seraient les conséquences. Le problème des déchets plastiques serait résolu, la bactérie proliférerait et ... en viendrait à consommer les objets de notre quotidien !

Un jour, la matière première du plastique, le pétrole, ne sera plus disponible. Mais des millions de tonnes de cette matière resteront présents sur terre. Sous des formes plus ou moins volumineuses. Certains effets néfastes sont connus mais les micros particules seront présentes partout et leurs effets ne sont pas connus actuellement.



Références : Lisbeth Van Cauwenberg - Professeur Colin Janssen - Université de Gand. Conférence : Le plastique ; un problème mondial et local.


Le CO2

Ce sont des vidéos de Youtube qui m'ont été signalées par Paul Ziwny, que je remercie!

Evolution de la quantité de CO2 dans l'athmosphère au cours du temps

Voici un superbe graphique qui nous permet de visualiser ce CO2 qui hante l'actualité.

Dans un premier temps, nous parcourons la période de 1980 à nos jour. La moyenne mondiale apparait en rouge sur le graphique de droite. Une petite horloge égrène les mois. Le graphique de gauche nous permet de visualiser les variations de taux de CO2 par région du globe. Les points sur le petit planisphère, en haut, à droite situe les points de mesure, ils augmentent avec le temps Conclusions: le nord de notre terre, qui comprend nettement plus de terres, donc de plantes, est soumis a de plus grandes variations saisonières, le rôle joué par la végétation est ainsi particulièrement évident. Le nord a aussi été plus rapidement soumis aux productions de CO2 que le sud (voir aussi vidéo suivante)

Le graphique de droite se développe ensuite vers la gauche et en vert, nous pouvons suivre en marche arrière, l'évolution depuis les début de la période industrielle jusqu'en 1980

La période préindustrielle poursuit la courbe vers la gauche en orange. Mais, l'échelle de temps se modifie pour pouvoir accueillir ces nouvelles données sur l'écran.

La période glaciaire est visualisée en bleu, l'échelle de temps se modifie en continu

Bien sûr, les points de mesure en direct sont assez récents (le graphique de gauche disparait d'ailleurs assez vite et laisse la place aux seules moyennes annuelles). Mais des "carottes" extraites dans la calotte glaciaire fournit des renseignements très sûr que les spécialistes peuvent interpréter.

Remarquez que l'échelle en ordonnée (verticale) qui reprend les taux de C2 ne débute pas à 0 ppm mais à 330 ppm pour atteindre 390 ppm. Ici, le procédé se justifie pour gagner de la place mais il faut en tenir compte pour ne pas s'imaginer qu'il y a maintenant 380 fois plus de CO2 dans l'air que durant l'ère glaciaire. Les volcans ont toujours allimenté notre athmophère en CO2 et c'est heureux, cela a permis à la terre ainsi réchauffée par l'effet de serre d'émerger de la glace dont elle était entièrement couverte. Le taux de CO2 au plus loin que l'on puisse le mesurer, était quand même voisin de 330 ppm. Il y en a donc environ 20% de plus maintenant. C'est largement suffisant pour modifier profondément pratiquement tous les écosystèmes.

Evolution de la production de CO2 au cours du temps, par pays

Qui pourrait s'intituler "évolution du développement industriel dans le monde! , compréhensible sans autres commentaires.


L'agriculture intensive sauvera le monde ... NON!


ANTIMANUEL D'ECOLOGIE

J'en fait circuler plusieurs actuellement, peut-être est-ce grâce à l'un d'eux que vous êtes ici!
Couverture

L'auteur : Yves Cochet

Docteur en mathématique, militant écologique, député Vert de Paris, il a été ministre de l'Aménagement du territoire et de l'Environnement sous Lionel Jospin.

Le livre : La table des matières à elle seule réussit à nous convaincre de l'urgence. Douze chapitres pour illustrer trois thèmes : La matière et la vie, Les humains, La politique... Chaque chapitre aborde clairement une facette de notre réalité et est suivi de textes de philosophes, économistes etc. qui illustrent et complètent le sujet et enrichissent la réflexion. Il est en outre très intelligemment illustré d'oeuvres d'art qui interpellent.


Résumé.

Presque tout le livre est ici résumé, j'espère que cela vous donnera envie de l'acheter pour approfondir le sujet et ... connaître la fin!

Ce résumé est illustré d'extraits (aucun nom ne figure après la citation) et citations (texte cité, le nom de l'auteur est mentionné)

Introduction : Est-il raisonnable d'être alarmiste ?

Nous parlons de notre « environnement » de manière anthropocentrique. Notre culture occidentale vise à mettre cet environnement à notre service. Nous SUR - consommons Il serait plus sain de voir que la Nature nous a engendrés, que nous sommes responsable d'elle... Une « nouvelle alliance » des diverses sciences et de la philosophie nous permettrait de passer du concept de « nature objet » à celui de « nature partenaire »

« Il faut assurer la coexistence et l'épanouissement simultané du moi, du groupe et de la planète » (Hubert Reeves, astrophysicien)

Chapitre 1 : Une seule terre.

Nous savons tous maintenant que l'humanité aurait besoin de 1,3 terre(s?) pour vivre comme elle le fait... (Certains sites vous permettent de calculer votre propre indice écologique) mais savez vous que cette évaluation ne tient même pas compte des besoins des autres espèces ! « Nous vivons au dessus de nos moyens, certains de ces « nous » beaucoup plus que d'autres » Et cela ne nous rend même pas vraiment plus heureux : l'évolution de l'indice de développement humain (une sorte d'évaluation du bien-être, l'IDH) ne suit pas la courbe de l'évolution de l'indice écologique, loin s'en faut ! Bons points à Cuba, les USA sont très mauvais élèves ! Et les conséquences à long terme de ce mode de vie touchent l'équilibre même du vivant. L'émission des gaz à effet de serre est liée à l'industrie, la déforestation l'habitat, l'agriculture, les transports, la production d'énergie, et les déchets. Ces gaz peuvent modifier de façon significative l'évolution du climat. Américains et australiens sont champions des émissions de gaz à effet de serre : deux fois plus que l'européen, six fois plus que le chinois... « Les riches (pays) doivent aux pauvres une immense dette écologique. Celle-ci est supérieure à la dette financière des pays pauvres : en calculant le coût des impacts de l'intensification agricole, de ... »

« ... le déchaînement incontrôlé scientifique / technique / économique , que l'on appelle encore en aveugle « développement », produit de plus en plus conjointement des menaces mortelles sur l'humanité et sur la biosphère. »( Edgar Morin 2005)

Chapitre 2 : Y a-t-il encore quelque chose d'intact ?

On ne peut parler que d'un problème à la fois que qui pourrait faire croire qu'ils sont indépendants, que l'on peut les résoudre un par un. Or ils sont connectés, notre monde est un système complexe où chaque modification en entraîne d'autres et ce processus nous échappe rapidement. Chacun est spécialiste dans son domaine et ce n'est que récemment que tous les acteurs de l'environnement dialoguent. (Premier Sommet de la Terre à Stokholm en 1972) On se penche sur l'agriculture. Le but de la Politique agricole commune (PAC) est clair : « accroître la productivité ..., assurer des revenus équitables aux paysans, stabiliser les marchés, reconquérir l'autosuffisance alimentaire du continent, tout en proposant des prix raisonnables aux consommateurs. » Ses moyens : « engrais chimique, pesticides, sélection génétique, irrigation, drainage, culture sous serre et hors sol » Ses conséquences : « érosion hydrique..., réduction de la porosité des sols... acidification, pollution par les métaux, diminution de la teneur en matière organique. Après vingt ans de culture intensive, il faudrait un siècle pour qu'un sol retrouve ses qualités premières »

Chapitre 3 : Le boomerang et l'avalanche

La civilisation productiviste met systématiquement le doigt dans des engrenages qui s'emballent. La voiture pour tous, les routes s'engorgent, plus de routes, de plus en plus de gens optent pour la voiture, les routes s'engorgent, les villes sont invivables, on va vivre à la campagne, plus de voitures, les routes s'engorgent... Systématiquement, on élimine le symptôme, on construit plus de routes, solution toujours temporaire. On pourrait s'attaquer au mal et trouver une solution fondamentale : réduire notre dépendance à la voiture (transports en commun, organisation de vie...) On peux prendre conscience du prix réel de la vitesse en définissant la « vitesse généralisée » : Si votre voiture vous permet de rouler 100.000 km en dix ans par exemple, comptez le temps passé dans la voiture ET le temps de travail nécessaire pour gagner de quoi acheter la voiture, l'entretenir et payer assurance, essence... pour estimer en combien de temps vous avez parcouru ces 100.000km La « vitesse généralisée » du vélo est souvent supérieure à celle de la voiture ! Seuls les bénéficiaires de très hauts salaires gagnent réellement du temps en voiture ! Mais il n'y a pas que la technologie qui s'emballe. Nos écosystèmes se détériorent et la biodiversité se réduit au point de nous mettre en présence de la sixième grande extinction. Celle-ci (contrairement aux cinq autres engendrées par des catastrophes naturelles) trouve son origine dans les activités humaines. L'homme, l'individu, inconscient, s'imagine que la technologie, le productivisme lui apportent la liberté « (l'homme) ne demande pas plus de liberté pour des citoyens autonomes mais de meilleurs services pour des clients soumis... Il désire de meilleurs produits et ne veut pas rompre l'enchaînement à ces produits. . ... une fois réalisées, ses revendications marqueront le terme de sa liberté, de ses loisirs, de son indépendance. » (Ivan Illich 1973)

Chapitre 4 : Où va-t-on ?

L'Homme joue à l'apprenti sorcier. L'augmentation de CO2 dans l'atmosphère à cause du réchauffement climatique qu'il engendre, atteindra à un moment un seuil à partir duquel les actuels puits de carbone (toundra, tourbe) émettront des gaz à effet de serre avec des conséquences imprévisibles. Tous les écosystèmes seront affectés. Les OGM sont de bombes à retardement. Qui connaît le devenir d'un gène codant pour un insecticide ? ... Un nouvel insecte résistant à tout ne risque t-il pas d'apparaître ? Le monde est comme un ordinateur muni d'une fonction « annuler » dans le menu « édition » pour les actions qui s'avèrent néfastes. Cette touche fonctionne dans certains cas, mais, il vaut mieux être très prudent. Il arrive qu'il soit impossible de revenir à l'état initial, pire, il se peut qu'une action anodine ait des conséquences totalement imprévisibles jusqu'à rendre le disque dur irrécupérable. J'aime l'image de Peter Sloterdijk (philosophe né en 1947) : l'Humanité est emportée par le tapis roulant du progrès, chaque pas que peut faire un individu sur sa portion de tapis n'a qu'une influence très limitée sur l'ensemble. Mais le tapis roulant le plus long se terminera un jour et nous déposera ... Mais la logique productiviste se défend très bien, produisant des discours manipulateurs (OGM => moins de pesticides dans vos assiettes » ! Alors que la plante génétiquement manipulée produit elle-même les pesticides... Le public est « sondé » et les publicitaires ou les chargés de communication adaptent leurs discours à ce que le public a envie d'entendre. (ndlr : alors que nous devrions consommer moins, les publicités nous poussent à consommer « vert » ... les voitures ne polluent plus (oh le beau mensonge), l'essence devient « biologique» (au prix de forêts primaire massacrées) mais le message reste, : achetez, roulez...)

Chapitre 5 : La nature ne négocie pas

Le productivisme aveugle est le résultat d'une contradiction suicidaire : Comme le héros du film « Into the wild » de Sean Pen mourra empoisonné par méconnaissance de la nature dans laquelle il veut vivre, l'homme moderne veut jouir sans limite de la technologie moderne sans vouloir (re)connaître les limites imposées par la terre et les lois de la physique. La production devient un but en soi, réglant les relations humaines, épuisant la terre, ignorant le devenir des déchets... A ce stade, le productivisme devient contre productif, la médecine rend malade, la nourriture empoisonne... Tout cela au détriment de la nature que l'on dégrade. : pour produire une calorie dans notre assiette, nous en consommons 13, dont 7 de pétrole. Et cette énergie dégradée n'est pas réutilisable ! En physique cela se nomme le principe d'entropie. Du pétrole est toujours disponible actuellement mais de moins en moins accessible. Sa production ne peut que baisser (le pic de production mondial a été atteint en 2009) et la demande mondiale est en hausse. L'exploitation du charbon redevient rentable, on espère beaucoup des énergies alternatives, et on a tort. Un choc mondial est inévitable. Mais la pub, le politique... nous incite à consommer toujours plus au nom du bien-être, du maintient de l'emploi alors que la seule solution est de consommer moins, beaucoup moins, de changer radicalement notre mode de vie... Proverbe saoudien : « Mon père montait un chameau, je conduis une voiture, mon fils vole en jet. Son fils montera un chameau »

Chapitre 6 : Ne sentez-vous pas quelque chose

« Il est difficile de faire des prévisions surtout si elles concernent l'avenir » (Woody Allen)

Un Groupe d'experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat (GIEC) a publié des conclusions alarmantes dans tous les scénarios envisagés. Le réchauffement climatique est avéré et irréversible à cause des rétroactions positives (effet d'emballement). Et les politiques mises en place ne modifieront pas sensiblement la tendance bien que les impacts peuvent être réduits, retardé ou évités par la réduction des émissions de gaz à effet de serre dans les toutes prochaines années.

En tout état de cause, le coût économique des mesures drastiques à prendre sera énorme et ce coût sera immense si aucune ou peu de mesures sont prises ! Certaines conséquences des modifications climatiques ne sont pas chiffrables (troubles sociaux, conflits pour la survie...)

Face à une telle catastrophe annoncée, objet d'une surinformation, l'homme se défend par une stratégie « rassurante » d'aveuglement qui lui évite d'avoir à changer radicalement de comportement. Pourquoi ?

L'homme et la société dont il fait partie interagissent constamment. (Interaction spéculaire) Chacun est sans doute prêt à changer radicalement son mode de vie... pour autant qu'un certain nombre de ses concitoyens le fasse également. Ce qui peut rendre uns société réfractaire au changement mais aussi provoquer des changements radicaux en peu de temps. Imaginez 100 personnes à une conférence sur la décroissance. Une seule est convaincue au point de l'exprimer et de changer son comportement. Pour la suite, envisageons deux possibilités :

Quand aux décideurs dans notre monde, ils vivent sous le regard et la critique de tous. Même convaincus de l'urgence du changement ils ne peuvent l'imposer que si la majorité des autres décideurs et des citoyens en sont également convaincus. (et il lui faut disposer d'un budget, s'inscrire dans la politique internationale... )

Chapitre 7 : Qui a fait cela ?

Depuis l'ère industrielle, pour diminuer les coups de production, les machines remplacent l'homme. Le coup énergétique de cette politique économique est élevé : 150KwH par personne, par jour en Europe et le double aux Etats-Unis. Un travailleur consomme quotidiennement 3 KwH. Nous disposons donc de 50 équivalents énergétiques d'esclave pour notre confort.

Toutes les sources d'énergies ont leurs caractéristiques propres. Leur coût d'extraction ou de production ainsi que leur confort de stockage et d'utilisation sont très variable. Le pétrole, à tous points de vue possède les qualités idéales. Energétiquement rentable, facile à extraire, stocker et utiliser... mais ... il faudra consommer de plus en plus d'énergie pour l'extraire.

Un chiffre intéressant est le rapport Energie extraite/Energie dépensée pour son extraction. On l'appelle « Energie nette ». Elle vaut 15 actuellement pour le pétrole. (Il faut consommer 1 litre de pétrole pour en produire 15) Idem pour le charbon et le nucléaire. 10 pour le gaz naturel, 25 pour le bois, 100 pour l'hydroélectricité, 18 pour l'éolien, 7 pour le photovoltaïque et entre 0,8 (!) et 2 pour les agro-carburants (qui sont tout sauf bio). Concluez !

La charge environnementale de la production d'énergie n'a jusqu'à présent jamais été prise en compte. Nos sociétés productivistes ont sans états d'âme importé énergie et matière première et exporté déchets et pollution. Ce comportement nous conduit à une catastrophe écologique à l'échelle mondiale touchant aussi bien les terres que les mers et l'atmosphère.

Le prix en euro payé pour l'énergie que nous consommons est dérisoire. Mais nous accumulons une dette environnementale sur le dos de nos enfants.

Chapitre 8 : De quoi parle-t-on entre chefs ?

La gestion de ressources et de biens communs doit être réglementée. L'anarchie dans ce domaine mène à la surexploitation la détérioration et la destruction du patrimoine. Stade atteint ou en passe de l'être pour beaucoup de nos ressources naturelles, même théoriquement renouvelable. L'air que nous respirons est un bien public mondial et intergénérationnel par excellence... Cet air indispensable à toute vie est la poubelle de nos industries. Qui peut le gérer au niveau mondial, pour les générations futures ? Actuellement, personne ! Les différents ministères et autre responsable d'une politique de développement durable mènent des actions non coordonnée, fragmentées et manquent cruellement de moyens Il existe une Organisation Mondiale de la Santé (OMS), du Commerce (OMC). Certains (des ONG par exemple) travaillent à la mise sur rail d'une OME (Organisation Mondiale de l'Environnement, idée lancée déjà en 2002) qui devrait être dotée de moyens, de légitimité et d'autorité. Actuellement, c'est l'OMC qui est le vecteur du développement durable. Avec un outil qui lui est familier : la valeur marchande. L'environnement, la vie, deviennent ainsi de simples marchandises qui si elles ne nous sont pas directement utiles deviennent sans valeur! Seule une OME indépendante pourrait agir efficacement. Pour autant que...entre autre, le Nord admette sa responsabilité et sa dette écologique envers le Sud... Actuellement les sommet mondiaux sur l'environnement se succèdent pour accoucher de textes pauvres et peu contraignants sur le principe de précaution par exemple qui doit s'appliquer lors de menace de « dommages graves ET irréversibles » sur notre environnement. Ce qui n'a pas empêché les OGM d'envahir nos champs, transformant l'humanité en cobaye. Les Grenelles de l'environnement ont accouché de résolutions audacieuses et louables qui ont été rabotées par le politique. Et nous sommes à nouveau embarqué dans le nucléaire. Croire que le productivisme résoudra les problèmes qu'il a engendré par plus de productivisme est une utopie. La « révolution écologique » s'appuiera sur un bouleversement complet des pratiques économiques par une réflexion indispensable sur la « décroissance ».

En pratique... une idée est lancée : pourquoi les états arabes ne réduirait-ils pas à 9 millions de baril par jour (au lieu de 10) leur production de pétrole. Le prix en augmenterait et ils n'auraient aucune perte financière mais la réduction des gaz à effet de serre serait réduite d'autant.

Et après???

A vous de le lire, je vous donne juste les titres des chapitres suvants pour vous appâter!

Chapitre 9 : Du jamais vu

Chapitre 10 : Nous manquons de temps

Chapitre 11 : Vous avez dit paradigme ?

Chapitre 12 : Décroître pour vivre mieux

Au suivant

Tout le monde attend vos réflexions!



DEVELOPPEMENT DURABLE (par Polygala13)

En 2008, c'est vers la mi-septembre que l'humanité a atteint son quota annuel. Nous avons emprunté 3,5 mois de ressources à l'avenir - et chaque année cela empire!

En 2010, ce seuil à été atteint fin Aout...

Des chiffres

Je pensais que...

Il s'est avéré que je me trompais :

Je n'ai pas pris conscience à la seconde de la taille de ces chiffres et de leur implication. Car même s'il est impossible de déterminer ce genre de choses avec une entière exactitude, ils nous donnent néanmoins un ordre de grandeur...

Je les digère à peine, mais que puis-je faire ?

Plein de gens ont faim sur terre, et moi, l'âme sereine je « consomme » 6 fois plus que ma part de la production agricole mondiale pour manger, et en plus, ma voiture en « consomme » encore une bonne part... Cela dans un monde dont l'équilibre climatique est en train de basculer.

Que vais-je faire ? Un jour ou deux par semaine sans viande ? Pourquoi pas ? La prise de conscience est un début, mais l'action doit suivre. Et grâce à ce site, l'information circule.

Recyclage

Recyclage ou réutilisation?

Actuellement, la notion de recyclage est entrée ou quasiment dans les moeurs, rares sont ceux qui contestent son utilité. Mais beaucoup savent également que le recyclage n'est pas une solution miracle - lisez plutôt:

Un des matériaux le plus à la pointe du recyclage est certainement le verre. C'est l'exemple par excellence puisque à base du verre recyclé, il est possible de fabriquer du verre. Cependant, le bilan énergétique lié au recyclage du verre est loin d'être satisfaisant : il faut transporter la bouteille vers la bulle à verre, transporter le contenu de la bulle vers le centre de traitement, nettoyer et réduire en mitraille la masse de bouteilles, transporter cette mitraille vers les fabricants de bouteilles, la fondre pour faire naître une nouvelle bouteille... et si mon paragraphe est long c'est à l'image de ce qu'il décrit ! Autre scénario: Ramener sa bouteille au magasin, qui la chargera dans le camion du grossiste ... ramène cette bouteille à son point de départ sans dépense d'énergie spéciale. Reste à la laver... Bon, si le premier de classe du recyclage ne mérite que la mention « peut mieux faire » que dire des copains ?

L'acier ? Il doit être trié à l'aide d'aimants puissants, transporté, refondu et à l'arrivée, l'acier produit ne sera pas de la meilleure qualité...

Le papier ? Ses fibres (dont la longueur assure la solidité et la qualité du papier) se raccourcissent à chaque recyclage et il faut soit se contenter de carton, soit rajouter des fibres de bois neuves à chaque recyclage.

Les bouteilles PET ? Vous aimez le polar ? C'est chaud, c'est doux et c'est fabriqué à base de bouteilles collectées dans les parcs à conteneurs... Le problème survient lorsque votre polar est usé. Que va-t'on en faire? Est-il lui aussi recyclable ou ira-t'il grossir les montagnes de décharges?

Le recyclage du PET permet aussi de construire du mobilier urbain, des piquets (de loin ils ressemblent à des piquets de bois, super !) ... mais quand ces objets vont au rebus, ils ont la vie dure : vers, champignons, insectes, ... n'en veulent pas ! Nous pouvons toujours espérer que l'abondance de cette matière favorisera l'apparition de mutants qui s'en régaleront.

Au final le plastique est indestructible, il se transforme en micro particules et dans l'océan, celles ci se mélangent au plancton et sont ingérée par les moules et les poissons (que nous mangeons!)

Les meilleurs incinérateurs ne polluent que peu, récupèrent la chaleur pour du chauffage urbain et l'acier au passage et laissent pas mal de déchets dont il faut se débarrasser.

C'est fou ce qu'on arrive à utiliser comme fond de routes ! Là où dans le temps, de gros cailloux assuraient l'assise de nos routes, on trouve maintenant des déchets d'incinérateurs, des billes de PET... Nous pouvons construire des km de routes sur nos déchets...

Mieux, nous pourrions construire un nouveau continent ... quelque part dans l'océan, les déchets flottants non bio-dégradables, au gré des courants, quand ils n'encombrent pas l'estomac des dauphins ou autre créature marine, se dégradent, se déchirent se cassent et s'accumulent en une gigantesque décharge de micro particules, de la taille des organismes composant le plancton et y resteront prisonniers tant que les courants marins resteront ce qu'ils sont ! Ces éléments toxiques sont consommés par les animaux en même temps que le plancton ...

En bref, la conclusion logique lorsque l'on regarde les faits est que le seul déchet qui ne polluera pas est celui que nous ne produirons pas...

Nos réserves aussi bien vivantes que minérales ou d'énergie fossile s'épuisent, qu'elles soient recyclées ou non.

Le jour où le marbre aura disparu, peut-être utiliseront nous des dalles en PET ?

Et le jour où la mer sera vidée de son poisson (surpêche quand tu nous tiens... ), que ferons-nous?

Dans notre assiette.

La gestion des protéines au niveau mondial est un des (nombreux) défis de ce siècle !

Quelques chiffres à méditer :

o 18% du réchauffement climatique est imputable à l'élevage (production de méthane !)

o Il y a 50 ans, 50% du budget d'une famille étaient consacrés à la nourriture, actuellement 11% suffisent (dans nos sociétés occidentales!).

A l'échelle individuelle je pense que nous pouvons agir :

Et nos politiques?

Si un parti s'engage à

Je m'engage à voter pour lui!

Info

Elle ne manque pas, ce sont les mesures concrètes qui se font attendre!

J'ai trouvé ces sites particulièrement interssants... (Vous en trouverez beaucoup d'autres en effectuant simplement une recherche Google, ils foisonnent, on ne peut dire que l'on est pas informé)

http://www.d-p-h.info/

http://www.seed.slb.com/fr/scictr/watch/climate_change/co2.htm

Et aussi un jeu : Clim City, j'y ai joué, gagner est loin d'être simple mais on y apprend énormément !

Bon appétit et bonne réflexion !


Polygala13


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